Vous avez peut‑être lu que la NASA aurait prouvé qu’« 10 minutes de rebounding valent 70 % de mieux qu’un footing ». Ce chiffre a voyagé sur les réseaux, mais il résume mal ce qu’ont réellement mesuré des chercheurs il y a plusieurs décennies. Voici une lecture claire et nuancée de l’étude, de son contexte et de ce qu’elle peut (ou ne peut pas) signifier pour votre pratique du mini‑trampoline aujourd’hui.
Sommaire
Que mesurait exactement l’étude de la NASA de 1980 ?
Les chercheurs du NASA Ames Research Center et du Wenner‑Gren Research Laboratory ont publié en 1980 une étude où l’on compare des séances de course sur tapis à des sauts sur trampoline. Ils ont recruté 8 hommes âgés de 19 à 26 ans et ont utilisé un trampoline de grande taille (2,74 m × 4,56 m). Les variables enregistrées étaient la consommation d’oxygène (VO₂), la fréquence cardiaque et les accélérations mesurées à la cheville, au dos et au front.
L’objectif n’était pas d’évaluer la perte de poids ou la dépense calorique totale pour le grand public, mais d’examiner comment différents types d’accélérations corporelles pouvaient stimuler os et muscles — un sujet important pour comprendre le déconditionnement des astronautes en microgravité.
Que signifie le chiffre « 68 % plus élevé » souvent cité ?
La mention selon laquelle 10 minutes de rebounding seraient « 68 % plus efficaces » que 30 minutes de jogging provient d’une comparaison très précise : pour un même coût métabolique (VO₂ et fréquence cardiaque comparables), l’accélération verticale mesurée au niveau du dos était — dans certaines conditions de l’étude — jusqu’à environ 68 % plus élevée pendant les sauts sur trampoline que pendant la course sur tapis.
Autrement dit, pour une dépense énergétique similaire, le squelette et les tissus reçoivent des sollicitations mécaniques plus intenses lors des sauts étudiés. Ce résultat concerne une mesure biomécanique (accélérations) et non une évaluation globale de « l’efficacité » d’un exercice pour la perte de poids, la santé cardiaque ou la forme générale.
Pourquoi la NASA s’intéressait‑elle au trampoline ?
En orbite, la réduction des charges mécaniques sur les os et les muscles provoque une perte de masse osseuse et de force musculaire. Les chercheurs ont donc exploré des activités capables de générer des accélérations et des charges mécaniques utiles pour préserver l’appareil locomoteur sans forcément augmenter la dépense énergétique. Le trampoline, qui crée des impulsions verticales répétées, semblait prometteur pour ce type de stimulus.
Peut‑on transposer ces résultats au mini‑trampoline à la maison ?
Il faut rester prudent. L’étude de 1980 utilisait un grand trampoline et des protocoles précis ; elle ne concerne pas directement les petits trampolines pliables très populaires aujourd’hui (« rebounding »). Les paramètres qui influencent les effets — taille et élasticité du matériel, amplitude des sauts, technique, surface d’appui — diffèrent entre un grand trampoline de laboratoire et un mini‑trampoline domestique.
De plus, l’échantillon était réduit (8 sujets masculins jeunes), ce qui limite la généralisation à d’autres âges, sexes ou niveaux de forme. Le résultat indique une différence dans les accélérations verticales pour un coût métabolique équivalent, mais n’établit pas que le rebounding fasse mieux maigrir, améliore la santé cardiovasculaire plus rapidement ou soit supérieur au jogging sur tous les plans.
Avantages pratiques et limites du rebounding en salle ou à la maison
- Avantages potentiels : faible impact au sol (surface souple), sollicitation de l’équilibre et du centre du corps, possibilité de séances courtes et ludiques.
- Limites : la mécanique varie selon le modèle de trampoline ; les effets observés dans la recherche peuvent ne pas se reproduire sur un mini‑trampoline ; peu de données longues et comparatives chez la population générale.
- Sécurité : les personnes ayant des problèmes de dos, du périnée, d’équilibre, ou des affections cardiaques devraient être prudentes et, si nécessaire, consulter un professionnel de santé avant de pratiquer.
| Élément | Ce que rapportait l’étude |
|---|---|
| Participants | 8 hommes, 19–26 ans |
| Matériel | Trampoline 2,74 m × 4,56 m (grand trampoline) |
| Mesures | VO₂, fréquence cardiaque, accélérations à la cheville, dos, front |
| Résultat notable | Accélération verticale au dos jusqu’à ≈68 % plus élevée lors des sauts vs course pour VO₂ similaire |
| Limite majeure | Petit échantillon, pathologie ou populations différentes non étudiées, résultat biomécanique spécifique |
Conseils pratiques si vous voulez essayer le rebounding
- Commencez doucement : familiarisez‑vous avec l’équilibre et la technique (sauts contrôlés, amplitude modérée).
- Privilégiez un matériel stable et de qualité ; respectez la charge maximale indiquée par le fabricant.
- Si vous avez des antécédents de douleurs lombaires, problèmes pelviens, troubles de l’équilibre ou maladies cardiaques, parlez‑en à un professionnel de santé avant de pratiquer.
- Pensez à varier les activités : le rebounding peut complémenter la course, la marche et la musculation selon vos objectifs et contraintes.
Remarque importante : cet article explique les résultats d’une étude ancienne et leur portée, mais ne remplace pas un avis médical personnalisé.
FAQ — questions courantes sur la fameuse étude et le rebounding
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La NASA a‑t‑elle officiellement recommandé 10 minutes de rebounding à la place de 30 minutes de jogging ?
Non. Les auteurs n’ont pas formulé une telle recommandation. Le chiffre cité provient d’une comparaison ciblée d’accélérations pour un coût métabolique similaire, pas d’une recommandation générale sur la durée ou l’efficacité pour la perte de poids.
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Un mini‑trampoline domestique donne‑t‑il les mêmes effets que le trampoline de l’étude ?
On ne peut pas l’affirmer : l’étude utilisait un grand trampoline dont la dynamique diffère des petits modèles. Les résultats biomécaniques peuvent varier selon la taille, la tension et la technique.
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Le rebounding brûle‑t‑il plus de calories qu’un jogging ?
L’étude ne montre pas une dépense énergétique supérieure. Les VO₂ et la fréquence cardiaque étaient comparables dans les protocoles testés ; la différence mesurée porte sur les accelerations, pas sur les calories brûlées en général.
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Qui devrait éviter le rebounding sans avis médical ?
Les personnes avec des problèmes cardiaques connus, des douleurs lombaires aiguës, des troubles du plancher pelvien, ou des troubles importants de l’équilibre devraient consulter un professionnel avant de pratiquer.
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Comment débuter en sécurité ?
Choisissez un trampoline stable, commencez par des sessions courtes et contrôlées, maintenez une amplitude de saut modérée et augmentez progressivement l’intensité en restant attentif aux sensations corporelles.
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Bertrand est un rédacteur passionné par les innovations en beauté et bien-être. Il met en lumière les produits et pratiques qui transforment la façon dont on prend soin de soi.





