L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé début juillet 2026 la fin de l’épisode d’hantavirus lié au navire de croisière MV Hondius. Retour sur ce qui s’est passé, le bilan et les questions encore ouvertes autour de cette flambée exceptionnelle — et sur ce que l’on sait réellement à ce stade.
Sommaire
Que signifie la « fin » de l’épisode annoncée par l’OMS ?
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a expliqué que la dernière personne ayant été en contact avec une personne exposée à bord avait terminé sa période de quarantaine, été testée négative et rentrée chez elle. Aucun nouveau cas n’a été signalé depuis le 25 mai, ce qui a conduit l’agence à considérer l’épisode comme terminé.
Cette décision repose donc sur l’absence de nouveaux cas signalés et sur le suivi des contacts identifiés. Elle ne signifie pas, en revanche, une fin de toute vigilance : l’OMS a indiqué poursuivre la collaboration avec les autorités nationales pour mieux comprendre l’événement.
Quel est le bilan connu de cette flambée ?
Voici les chiffres communiqués publiquement par l’OMS et les autorités impliquées :

| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Cas associés à l’épisode | 13 |
| Décès | 3 |
| Contacts identifiés et suivis | Plus de 650 |
| Pays et territoires où des contacts ont été suivis | 33 |
| Nombre de pays participant à l’étude coordonnée par l’OMS | 21 |
La chronologie synthétique : déplacements et interventions
- 1er avril : le MV Hondius quitte Ushuaia (Terre de Feu) pour une croisière vers le Cap-Vert, avec escales dans l’Atlantique Sud.
- Avril-mai : apparition de cas à bord ; deux personnes décèdent alors qu’elles se trouvent encore sur le navire. Une troisième personne décède après l’avoir quitté.
- 10 mai : le navire se rend à Tenerife pour évacuer plus de 120 passagers.
- 18 mai : arrivée du navire à Rotterdam, avec un équipage réduit mis en quarantaine pendant plusieurs semaines.
Les autorités n’ont pas identifié de source unique et l’origine précise du foyer reste inconnue.
De quel virus parle-t-on et comment se transmet-il ?
Il s’agit d’un hantavirus. Globalement, les infections à hantavirus sont rares mais recensées chaque année dans le monde par dizaines de milliers de cas, selon l’OMS. La plupart résultent d’une exposition directe à des animaux, souvent des rongeurs, ou à leurs excréments.

La souche impliquée dans cet épisode est dite des Andes. D’après les informations publiées, c’est la seule souche connue à ce jour capable de transmission interhumaine — un élément qui a accru l’attention internationale lors de cette flambée.
Il n’existe actuellement ni vaccin ni traitement antiviral spécifique approuvé pour l’ensemble des hantavirus, ce qui explique l’importance des mesures de prévention et du suivi des contacts en cas d’apparition de cas.
Que fait l’OMS et quelles recherches sont lancées ?
Outre le suivi et la coordination des enquêtes de terrain, l’OMS a indiqué piloter une étude impliquant 21 pays pour mieux comprendre l’évolution clinique de la maladie liée à ce foyer. L’objectif affiché est de fournir des éléments utiles au développement futur de diagnostics, traitements et vaccins en prévision d’éventuelles flambées.
Le travail des autorités comprend également la recherche des contacts — plus de 650 personnes ont été identifiées et suivies dans 33 pays et territoires — ainsi que l’examen des dossiers cliniques et des analyses virologiques disponibles.
Pourquoi l’origine exacte n’a-t-elle pas été établie ?
Plusieurs raisons peuvent expliquer l’absence d’aboutissement clair : difficultés à identifier un événement d’exposition unique sur un navire, limites des prélèvements réalisés au moment opportun et, pour un des décès initiaux, l’absence de tests virologiques réalisés qui empêche une confirmation formelle. Les autorités ont qualifié le lien avec ce premier décès de probable mais non prouvé.
Face à ces incertitudes, les enquêtes épidémiologiques et les analyses en cours visent à reconstituer les chaînes de transmission possibles et à documenter le rôle éventuel de l’environnement ou d’animaux rongeurs.
Considérations pratiques : si vous voyagez ou travaillez dans des zones où le contact avec des rongeurs est possible, évitez tout contact direct avec ces animaux ou leurs excréments, maintenez une bonne hygiène et suivez les recommandations des autorités sanitaires locales.
Important : cette synthèse reprend les informations publiées par l’OMS et les autorités au moment de l’annonce. Les enquêtes se poursuivent et pourront apporter des précisions supplémentaires.
Disclaimer : cet article fournit des informations générales et ne remplace pas un avis médical professionnel. En cas de symptômes ou d’exposition possible, contactez un professionnel de santé ou les autorités sanitaires locales.
FAQ rapide
- L’épisode est-il définitivement terminé ?
L’OMS a déclaré la fin de cet épisode parce qu’aucun cas nouveau n’a été signalé depuis le 25 mai et que le dernier contact suivi a quitté la quarantaine en étant négatif. La surveillance reste toutefois maintenue. - La souche des Andes se transmet-elle réellement entre humains ?
D’après les éléments disponibles et communiqués par l’OMS, la souche dite des Andes est la seule connue aujourd’hui à permettre une transmission interhumaine, ce qui explique l’attention particulière portée à cet épisode. - Y a-t-il un vaccin ou un traitement spécifique contre l’hantavirus ?
Il n’existe pas de vaccin ni de traitement antiviral spécifique généralisé contre les hantavirus selon les informations publiées ; la prise en charge reste principalement de soutien et préventive. - Faut-il s’inquiéter d’une propagation mondiale ?
Le nombre de cas liés à cet épisode (13) est limité par rapport aux dizaines de milliers de cas annuels de hantavirus dans le monde, qui sont généralement d’origine animale. Les autorités surveillent la situation pour prévenir toute nouvelle transmission. - Que faire en cas d’exposition potentielle ?
Suivre les recommandations locales de santé, consulter un professionnel en cas de symptômes et informer les services de santé si vous avez été en contact avec une personne infectée ou avec des rongeurs.
Etude publiée dans Organisation mondiale de la santé (communiqué du 2 juillet 2026).
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